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Oxygéner notre ville

Stopper l’augmentation des Impôts locaux pour redonner du pouvoir d’achat aux clermontois

État des finances de Clermont-Ferrand

Le premier indicateur de bonne santé d’un budget est la capacité d’autofinancement, c’est-à-dire ce qu’il reste à la commune, une fois les dépenses courantes acquittées, pour investir. À Clermont-Ferrand, lorsque 100 euros sont attribués à la commune, issus des impôts locaux payés par les Clermontois ou de subventions de l’Etat (indirectement des contribuables clermontois), il reste à la commune entre 13 et 15 euros pour investir sans avoir recours à l’emprunt. La capacité d’autofinancement de Clermont-Ferrand est donc très moyenne.

Les recettes

Si les dotations de l’Etat sont restées stables, et même ont légèrement augmenté, par contre, les impôts locaux prélevés sur les Clermontois ont augmenté, de l’aveu même de la mairie de 36% par habitant entre 2001 et 2006. Le montant de la taxe foncière sur la période 2001-2006 a augmenté de 23% (« Mieux vivre votre argent » septembre 2007), soit la plus forte hausse en France.

Les dépenses

Les dépenses de fonctionnement n’ont pas cessé de progresser, au-delà de l’inflation, malgré les transferts de compétences, et donc de personnels, à Clermont Communauté. Les tâches de la commune ont donc diminué, mais ses charges de fonctionnement de la mairie ont continuellement progressé, dépassant très souvent l’inflation.

Pour investir, la commune a eu recours aux emprunts, qui ont considérablement alourdi la dette. Celle-ci a augmenté de 30% entre 2001 et 2006. Dans l’avenir, si la même politique continue, soit la commune va devoir ralentir fortement ses investissements, soit augmenter encore les impôts.

La municipalité sortante, dans son magazine « Demain Clermont », fait un état élogieux de sa santé financière

La ville de Clermont-Ferrand n’a de cesse d’utiliser des comparaisons en euros par habitant, en particulier au sujet de la dette. Mais si les autres villes sont relativement prospères, ce n’est pas le cas de Clermont-Ferrand où le potentiel fiscal, c’est-à-dire la richesse des habitants, est inférieur de 35% à la moyenne des villes comparées. D’autres chiffres sont, par contre, moins flatteurs comme le poids de la dette qui représente 84% des recettes annuelles de fonctionnement. Or il est, pour les villes de même importance, de 64% seulement.

Les investissements de la ville

La ville investit, cela est vrai, mais d’une manière comparable aux autres villes et Clermont-Ferrand avait pris énormément de retard. Il faut remarquer également qu’une grande part des investissements est financée également par le Conseil général, la Région, l’Etat et l’Union européenne.

Nos propositions pour améliorer la situation

Nous désirons améliorer la situation de la ville mais surtout des Clermontois. Compte tenu de leur richesse, la pression fiscale est de près d’un tiers supérieur à la moyenne des autres villes, et le budget 2008, voté par l’actuelle majorité malgré notre opposition, n’arrangera pas les choses. Il est prévu une augmentation de la fiscalité de 5%, entièrement utilisée pour financer, non pas les investissements ou rembourser la dette, mais pour financer les dépenses courantes, encore une fois en hausse inquiétante.

La ville ne peut faire l’économie d’une remise en question de son fonctionnement, afin d’améliorer son efficacité. Il faut mettre en place des outils de gestion performants qui n’existent pas actuellement dans une commune dont le budget est de 170 millions d’euros. Chaque euro prélevé sur les Clermontois doit être respecté, car c’est respecter les personnes et leur travail. Les pouvoirs publics peuvent directement améliorer le pouvoir d’achat des concitoyens en diminuant la fiscalité, ce à quoi nous nous engageons. Une baisse comprise entre 10 et 20% de la fiscalité locale apparaît comme un objectif tout à fait réalisable sans dégrader le service rendu aux Clermontois, l’investissement et la dette.

(1) On pourrait revenir sur ce relatif manque de prospérité, imputable en partie à la majorité actuelle, mais il s’agit là du thème du développement économique, un sujet autre que les finances, même s’il est lié.

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- Opération UMP "Où passe votre argent ?", LMT 23/07/2010