NON AU MONSTRE
Le débat idéologique s’en est emparé sur fond de récupération électorale alors que c’est un thème qui touche à la qualité de la vie et même à la vie tout court. Comment ne pas être impressionné par ce collectif de médecins qui signent une pétition contre l’incinérateur ?
Le projet soutenu par la gauche a débouché sur un incinérateur démesuré, un « monstre » capable d’avaler tous les déchets du département et bien au-delà. Ce projet a d’ailleurs conduit la municipalité clermontoise, aveu puéril, à négliger le tri sélectif puisque de toute façon, il faudra bien nourrir le monstre. Alors que cela fait 20 ans qu’on en parle, aucune alternative n’a été proposée aujourd’hui, sinon une prolongation du site d’enfouissement traditionnel sur 30 ans alors que ce site est déjà aujourd’hui à la limite de la saturation. C’est une solution d’attente mais en aucun cas une solution d’avenir comme le laissent supposer nos adversaires irresponsables. Danger ! Ce site est proche de l’Allier et ses désordres entraîneraient un désastre de pollution. A force de « charger la décharge », on risque l’effet « pâté de sable » qui s’effondre (comme à Saint-Etienne
Certes il faut respecter le principe de précaution mais il faut que nous tous disposions d’un système fiable de traitement des déchets. L’avantage d’avoir tant attendu, c’est que les technologies ont fait des progrès ! Il existe des solutions alternatives. Encore faut-il prendre des décisions qui incombent aux élus locaux et non de l’Etat.
Dès notre élection, nous réunirons un Grenelle local de l’environnement et du cadre de vie et nous travaillerons avec ceux qui ont déjà envisagé ces solutions alternatives et nous prendrons enfin une décision.
Nous sensibiliserons de nouveau les clermontois aux gestes quotidiens de prévention et de réduction des déchets et de tri en leur offrant dans la ville des solutions propres : enfouissement des containers partout où cela sera possible ou dissimulation écologique des containers, ramassages optimisés… Nous participerons activement à la Semaine Nationale de la réduction des déchets avec le concours des enfants dont nous ferons des ambassadeurs de la qualité de la vie.
Concernant les objets encombrants…C’est la galère ! Certes des déchetteries existent, mais la Municipalité informe peu ou mal les Clermontois sur le sujet, particulièrement concernant la collecte des objets encombrants, que beaucoup d’entre nous n’ont pas les moyens de déplacer. Nous développerons un service à la carte d’enlèvement des objets encombrants, par les collecteurs de déchets, et mettrons en œuvre la réactivité de la collectivité pour ne pas laisser traîner des déchets qui encombrent parfois très longtemps des trottoirs. Un adjoint ou un conseiller responsable d’un quartier avec un correspondant dévolu dans les Services Techniques Municipaux est une réponse pour la réactivité. On peut également imaginer des emplois pour les jeunes à l’échelle d’un quartier ou même de la ville, des agents de proximité, pour signaler aux Services Municipaux les problèmes et désagréments afin d’engager les procédures nécessaires pour régler la question. C’est en tout cas une question très importante pour l’image et la qualité de vie de notre ville, comme celle de la propreté en général, qu’il ne faut en aucun cas négliger et que nous ne négligerons pas.
Le Festival du Court Métrage, rassemblant plus de 130 000 spectateurs en quelques jours et figurant parmi les Festivals Français les plus renommés, est aussi source de consommation d’énergie et de production de déchets. L’idée est d’adhérer, en lien avec plusieurs Festivals en quête de solutions, à la Charte Européenne énonçant les bonnes pratiques environnementales pour ces événements à rayonnement international. Cette charte est un soutien à l’organisation de l’événement, en termes de transport, de déchets, d’eau, de multi-services…L’idée est d’améliorer l’ensemble des conditions d’accueil et de déroulement de ce Festival, qui constitue une vraie richesse pour Clermont.