État du logement social à Clermont-Ferrand
Le logement social à Clermont-Ferrand représente 28 % des logements. Cette proportion est importante et bien au-delà du seuil minimum légal de 20%. Et pourtant, il faut convenir que le logement reste un problème à Clermont-Ferrand. Pourquoi ?
Le logement social n’est pas toujours en bon état et ne satisfait pas toutes les attentes des Clermontois. La priorité va au « toujours plus de logements » au détriment de la qualité de construction et de l’entretien des locaux existants.
Le logement social doit être une chaîne qui part du logement de réinsertion et aboutit à l’accès à la propriété. À Clermont-Ferrand, comme dans d’autres villes, le premier maillon, que l’on pourrait appeler le logement très social, est manquant, quant à l’accession la propriété, s’il est une forte aspiration des habitants, il est marginalisé car la municipalité est enfermée dans son schéma de pensée.
Nos propositions
La première de nos propositions est l’accession à la propriété.
Il s’agit tout d’abord d’une aspiration forte des Clermontois. Elle est compréhensible : la propriété de son logement donne des repères et sécurise. C’est également le premier des compléments retraite en permettant d’économiser un loyer. L’accès à la propriété change l’ambiance d’un immeuble et de tout un quartier. Les habitants se sentent plus impliqués, responsables, et sereins. La qualité de vie du quartier s’améliore pour tous. Nous pensons que l’accession à la propriété est un droit fondamental et qu’il convient de l’encourager, en particulier à l’égard des plus modestes. Il existe plusieurs dispositifs qui ne sont pas utilisés par la majorité sortante : Le premier consiste à vendre son logement au locataire. Cela n’est possible que si le logement a plus de 10 ans. Le prix de vente peut être jusqu’à 35 % inférieur à l’évaluation réalisée par le service des domaines. Le second consiste à créer des « sociétés civiles immobilières d’accession progressive à la propriété ». Ceci permet au locataire de logement social de devenir au fil du temps propriétaire de son logement.
Notre seconde proposition sera la réhabilitation du logement social existant et un effort accru sur le logement social destiné à la réinsertion. Tout cela sera permis par les recettes tirées des ventes de logements.